Que revoir avant The Batman Part II ? Le guide de préparation du fan

Que revoir avant The Batman Part II ? Le guide de préparation du fan

Le 15 juillet 2026, Matt Reeves a mis en ligne une courte vidéo : un essai caméra, un screen test, montrant Robert Pattinson de retour dans le costume. Pas une bande-annonce, pas une scène, pas une réplique — un simple essai, et le premier aperçu du nouveau Batsuit. Ces quelques images ont pourtant suffi à réveiller une communauté entière, parce que le réalisateur y a joint l'information qui manquait : The Batman – Part II sortira le 18 février 2028, sur le week-end du Presidents' Day.

Six ans, donc, entre le premier film et sa suite. Six ans, c'est exactement le temps qu'il faut pour oublier le nom du tueur, l'identité du père de Selina Kyle ou la raison précise pour laquelle la digue a cédé. Or il est officiellement établi que Part II se déroule en hiver, dans le sillage de l'inondation qui clôt le premier film : la suite reprend la ville dans l'état exact où 2022 l'a laissée. Y débarquer sans avoir révisé, c'est arriver au milieu d'une conversation déjà commencée.

Ce guide est donc un parcours de préparation : ce qu'il faut revoir, ce qu'il faut regarder entre les deux films, ce qu'il faut lire, et dans quel ordre enchaîner tout ça. Pour le suivi des annonces officielles, la fiche de référence reste notre dossier complet sur The Batman – Part II. Ici, on s'occupe de vous rendre prêt.

Six ans d'écart : pourquoi un simple résumé ne suffira pas

L'attente n'a pas été droite, elle a été chaotique, et c'est ce qui a dilué le souvenir du premier film. La suite devait sortir le 3 octobre 2025, avant de glisser au 2 octobre 2026 à cause des grèves de 2023, puis au 1er octobre 2027, pour atterrir sur ce 18 février 2028 qui laisse davantage de temps d'écriture et de post-production. Il faut le préciser une fois pour toutes, parce que le web en est encore plein : les articles annonçant « octobre 2027 » sont périmés. Le tournage, lui, a démarré le 12 juin 2026 à Londres.

Ce décalage change la nature de la préparation. À six ans, la mémoire ne garde plus que des images — la pluie, le maquillage noir autour des yeux, la voix off — et perd la mécanique : qui trahit qui, qui paie qui, pourquoi la ville s'effondre. Or c'est exactement cette mécanique que Reeves va reprendre. Revoir vaut donc mieux que résumer, d'autant que ce film fait circuler l'information dans les détails : un nom prononcé une fois, une phrase d'Alfred glissée entre deux portes. Pour situer l'œuvre dans l'ensemble de la saga, notre chronologie complète de tous les films Batman replace chaque époque dans son contexte, et la question du ton est déjà traitée en détail dans notre analyse des différences avec la trilogie de Nolan.

Revoir The Batman (2022) : l'enquête d'abord

La première chose à réactiver, c'est la nature du film : The Batman n'est pas un récit d'origines, c'est un polar. Le justicier qu'on y suit n'en est qu'à sa deuxième année, il tient un journal, il se présente comme la vengeance, et Gotham le tolère plus qu'elle ne l'accepte. Tout l'arc consiste à lui faire comprendre que la peur ne suffit pas.

L'enquête démarre sur le meurtre du maire de Gotham, exécuté chez lui, et sur une carte laissée à l'intention explicite du justicier. Puis les corps s'enchaînent, chacun avec sa devinette, chacun frappant un pilier de l'institution locale. Le tueur ne choisit pas ses victimes au hasard : il choisit ceux qui ont profité d'un système. C'est là que le film bascule du thriller au réquisitoire, et les énigmes n'y sont pas décoratives : elles sont la structure narrative.

Le tueur mérite une révision à part : il est l'inverse absolu du clown chaotique qu'on associe d'ordinaire à Gotham, un homme méthodique, invisible, humilié, qui transforme sa rancune en méthode. Notre portrait complet du Riddler revient sur ce qui sépare cette version de ses ancêtres en comics, et notre guide des ennemis de Batman permet de mesurer à quel point Reeves a puisé dans la frange la plus réaliste de la galerie.

À la seconde vision, un détail saute aux yeux : ici, le visage compte plus que la cape. C'est un film sur ce que l'on cache, et les fans qui veulent en recréer l'esthétique se tournent vers un masque Batman plutôt que vers un costume complet.

Falcone, la corruption et le mensonge de la famille Wayne

Si vous ne deviez retenir qu'une ligne narrative du premier film, ce serait celle-là : derrière l'enquête criminelle, The Batman raconte une ville achetée. Carmine Falcone n'est pas un vilain costumé mais un homme d'affaires, et autour de lui gravite tout un écosystème de policiers, de magistrats et d'élus qui ont accepté quelque chose, un jour. La corruption n'y est pas un accident, c'est le mode de fonctionnement normal de Gotham — un thème que notre dossier sur le GCPD explore depuis les comics jusqu'aux adaptations.

Le vrai choc du film n'est pourtant pas policier, il est intime. En remontant la piste de l'argent, Bruce découvre que la fondation créée par ses parents pour « renouveler » la ville a servi de caisse noire, et surtout que son père n'a pas été le saint que la légende familiale lui prêtait. Un journaliste menaçait de publier des informations sur la famille, Thomas Wayne a demandé de l'aide à Falcone, l'affaire s'est terminée par un mort. Le film maintient volontairement un doute sur ce qui a suivi, et c'est Alfred qui apporte les nuances, en dernier témoin d'une version des faits que Bruce croyait connaître.

Cette révélation touche à la construction même du personnage, bâti autant sur un deuil que sur l'image idéalisée d'un père, que le film démolit méthodiquement. Notre page dédiée à Bruce Wayne et son vrai visage détaille ce mécanisme d'une version à l'autre, et tout repart toujours du même point géographique : Crime Alley, la ruelle qui n'a jamais cessé de fabriquer le Chevalier Noir.

C'est aussi la partie du film qui a le plus marqué visuellement : intérieurs saturés, néons rouges qui bavent sur la pluie, clair-obscur permanent. Faire entrer cette atmosphère chez soi, c'est précisément ce que permettent les meilleurs tableaux Batman inspirés de l'ère Reeves.

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Selina Kyle : la rencontre laissée volontairement ouverte

Il y a dans The Batman une seconde enquête menée en parallèle, et elle appartient à Selina Kyle : elle ne cherche pas un tueur en série, elle cherche une amie disparue. Ce point de départ modeste la conduit pourtant au sommet de la pyramide criminelle de Gotham, là où Bruce arrive de son côté. Leur alliance se construit sur cette convergence.

La révélation qui la concerne est aussi brutale que celle qui frappe Bruce : Selina découvre son propre lien de filiation avec l'homme qui tient la ville. Deux personnages, deux héritages empoisonnés, deux réponses opposées — l'un décide de rester et de réparer, l'autre de partir. Le film se termine sur ce désaccord sans le résoudre, ce qui explique une bonne part de l'impatience accumulée depuis. Notre article sur l'origine et l'évolution de Catwoman mesure à quel point cette version, plus fragile et plus terrienne, s'écarte de l'archétype de la voleuse glamour.

Une précision honnête s'impose ici, parce qu'elle évite bien des déceptions : à ce jour, rien n'a été annoncé concernant le retour de Selina dans Part II. Ce silence n'est pas une réponse, ce n'est qu'un silence.

Reste que ce duo est devenu l'un des plus repris en soirée costumée, où l'on voit les deux silhouettes se répondre — l'un des usages les plus fréquents de notre rayon déguisement et costume Batman, où la version Reeves a vite pris une place à part.

L'inondation finale : l'état de Gotham quand la suite commence

C'est le point le plus important de cette révision, parce que c'est littéralement le décor de Part II. Le dernier acte du premier film ne se joue pas sur un duel mais sur une catastrophe : le tueur avait prévu que son arrestation ne mettrait pas fin à son plan, et ses partisans recrutés en ligne prennent le relais. Les digues cèdent, l'eau entre, et Gotham se retrouve submergée en quelques minutes.

Ce qui suit est la vraie fin du film et son basculement moral. Batman, jusque-là défini par la peur qu'il inspire, se retrouve à guider des survivants dans l'obscurité, une torche à la main. Il ne frappe personne, il ne poursuit personne : il éclaire. Gotham a peut-être moins besoin d'un symbole de vengeance que d'un point de repère, et voilà l'homme que la suite reprendra en main.

Il faut aussi retenir l'état matériel de la ville : des quartiers noyés, des institutions décapitées, une population traumatisée. Autrement dit, un vide de pouvoir gigantesque. Notre dossier sur Gotham City, la cité maudite explique pourquoi cette ville fonctionne comme un personnage à part entière : elle absorbe les catastrophes et les recycle en criminalité. Part II se déroulant officiellement en hiver, dans le sillage direct de cette inondation, on devine l'image d'ouverture : une Gotham glacée, à moitié sous l'eau, à genoux.

Un dernier élément mérite d'être noté sans être surinterprété : le film se referme sur une scène d'Arkham où le tueur emprisonné échange quelques mots avec un détenu resté anonyme à l'écran. Rien d'officiel n'a jamais relié cette scène à la suite : c'est une hypothèse de fans, pas un fait. Reste que cette image de Gotham noyée est devenue iconique, au point de figurer sur une bonne partie des posters Batman édités depuis la sortie du film.

The Penguin (2024) : le maillon qu'il ne faut pas sauter

Beaucoup de spectateurs ont rangé la série HBO diffusée en 2024 dans la catégorie des à-côtés facultatifs, et c'est une erreur de méthode : ces huit épisodes centrés sur Oz Cobb se déroulent entre le premier film et le second, et occupent exactement l'espace temporel que Part II va reprendre. Passer directement de 2022 à la suite, c'est sauter un chapitre entier de l'histoire de Gotham.

La série tire toute sa tension du vide laissé par l'effondrement du premier film : une ville dévastée, une organisation criminelle décapitée, une place à prendre, et un homme que tout le monde a toujours sous-estimé. Le format long permet d'explorer une ambition et une mesquinerie que le film n'avait pas le temps de développer. Notre analyse complète de The Penguin détaille ce que ce format apporte, et notre portrait du Pingouin, maître du crime de Gotham compare cette incarnation à celles qui l'ont précédée.

Deux informations de production méritent d'être connues. Une saison 2 est confirmée en développement chez DC Studios, sans qu'aucun calendrier n'ait été communiqué : toute date qui circule relève de la rumeur. Et le projet de série sur l'asile d'Arkham a été abandonné — James Gunn l'a confirmé — une partie de son traitement ayant été réinjectée dans The Penguin.

Point de vigilance enfin : Colin Farrell revient bien dans Part II, mais l'acteur a lui-même précisé que son rôle y sera plus réduit que dans le premier film et que dans sa propre série. La série n'est donc pas une mise en bouche avant un grand retour, elle est le grand rôle du personnage dans cette continuité. Raison de plus de lui faire une place au milieu des figurines Batman déjà installées sur l'étagère.

Ce que le premier film installe et que Part II devra payer

Une suite bien construite paie les dettes du premier épisode, et pour la préparation, une seule information de casting est réellement structurante : Sebastian Stan a lui-même confirmé qu'il incarnerait Harvey Dent, le procureur destiné à devenir Double-Face, ce qui fait de lui le seul vilain identifié à ce jour. Le reste appelle de la prudence — Scarlett Johansson en Gilda Dent et Charles Dance en Christopher Dent ne sont rapportés que par la presse spécialisée, sans officialisation, et les rôles de Brian Tyree Henry comme de Sebastian Koch n'ont pas été divulgués. Le détail des annonces, acteur par acteur, est tenu à jour dans notre dossier complet sur Part II lié en introduction ; ce qui compte ici, c'est ce que cette arrivée implique pour la révision. Notre portrait de Double-Face revient sur cette bascule tragique entre justice et folie.

Ce qui rend cette arrivée passionnante, c'est que Harvey Dent est absent du premier film : le procureur qu'on y croise n'est pas lui. Part II introduit donc un personnage neuf dans une ville qui vient de perdre ses institutions. Sur le sujet, notre article sur la distribution de The Batman détaille le premier film acteur par acteur, et notre page recensant toutes les distributions des films Batman replace chaque interprète dans l'histoire longue de la franchise. Pour afficher son camp en attendant, un t-shirt Batman aux couleurs de la nouvelle ère fait très bien l'affaire.

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Les comics à lire avant février 2028, et ce que chacun apporte

Reeves n'a jamais caché que son Gotham venait des comics les plus terre-à-terre de la franchise. Lire les bons albums avant la sortie est donc la meilleure façon d'anticiper le vocabulaire du film. Trois titres suffisent, chacun remplissant une fonction différente.

Batman: Year One apporte le socle. Frank Miller et David Mazzucchelli y racontent une première année d'activité sans gadgets miraculeux, dans une ville où la police est un ennemi au moins autant que la pègre, et où un lieutenant nommé Gordon découvre l'ampleur de la pourriture. C'est le récit qui a installé l'idée d'un Batman faillible, et la parenté avec le film de 2022 saute aux yeux dès les premières planches.

The Long Halloween apporte la structure, et c'est aujourd'hui le plus stratégique des trois. Jeph Loeb et Tim Sale y déroulent une enquête au long cours sur un tueur qui frappe à chaque fête du calendrier, au milieu d'une guerre entre familles criminelles, et racontent surtout la lente transformation d'un procureur intègre en monstre à deux visages. Gilda Dent y occupe une place centrale, ce qui rend la lecture d'autant plus intéressante au regard des informations de presse sur le casting de Part II, qui n'ont pas été officialisées. Ceux qui veulent prolonger enchaîneront avec Dark Victory, sa suite directe.

Batman: Ego apporte la psychologie. Darwyn Cooke y met en scène un affrontement purement mental entre Bruce Wayne et la chauve-souris qu'il a créée, chacun accusant l'autre d'avoir pris trop de place. C'est court, dense, et c'est exactement le conflit intérieur que le premier film met en images à travers le journal et la voix off. Pour replacer ces albums dans l'histoire éditoriale, notre page listant tous les comics Batman par ère sert de carte générale — et une relecture de Long Halloween se savoure nettement mieux avec un mug Batman à portée de main.

Le programme complet, dans l'ordre où l'enchaîner

Reste à organiser tout ça, parce qu'un programme qu'on ne planifie pas est un programme qu'on ne fait jamais. La logique la plus efficace consiste à commencer par le film de 2022, revu dans de bonnes conditions : lumière éteinte, son correct, sous-titres si besoin, car le film murmure beaucoup et une partie des informations passe dans des dialogues à voix basse.

Vient ensuite The Penguin, à voir dans la foulée plutôt que six mois plus tard : huit épisodes se digèrent en deux ou trois soirées, et la série gagne énormément à être vue quand les visages du premier film sont encore frais.

La lecture peut se faire en parallèle, sur un rythme plus lent. Year One d'abord, court et fondateur. The Long Halloween ensuite, chapitre par chapitre : le plus long des trois, mais le plus payant compte tenu du casting. Ego pour finir, à lire d'une traite. Pour ceux qui veulent remettre tout l'univers DC dans l'ordre, notre guide de l'ordre chronologique idéal pour découvrir l'univers DC propose un itinéraire complet.

Dernière étape, la plus agréable : une seconde vision du film de 2022 dans les jours qui précèdent le 18 février 2028, quand le moindre détail prendra un relief différent. Beaucoup en profitent pour en faire un événement familial, l'occasion de ressortir les boîtes de Lego Batman pour occuper les plus jeunes pendant la partie enquête, qui n'est pas la plus adaptée aux petits.

Et pour porter la préparation sur soi sans sortir la cape intégrale, un simple porte-clés Batman suffit à signaler l'appartenance sans monopoliser la penderie.

Les questions que tout le monde se pose avant Part II

Combien de temps reste-t-il pour tout revoir avant le 18 février 2028 ?

Largement de quoi étaler le programme, puisque la sortie américaine est calée sur le 18 février 2028, le week-end du Presidents' Day : un film, huit épisodes et trois albums se répartissent sans effort sur ce laps de temps. Attention toutefois à ne pas caler sa révision sur les articles encore en ligne qui évoquent octobre 2027, une date périmée. Le calendrier réel est celui-ci : tournage démarré le 12 juin 2026 à Londres, date de sortie annoncée le 15 juillet 2026 avec une courte vidéo d'essai caméra montrant Robert Pattinson dans le nouveau Batsuit.

Faut-il absolument avoir vu la série The Penguin ?

Ce n'est pas obligatoire, mais c'est vivement recommandé : ces huit épisodes couvrent la période exacte que la suite va reprendre. Une saison 2 est confirmée en développement chez DC Studios, sans qu'aucune date n'ait été communiquée. À noter également, le projet de série sur l'asile d'Arkham a été abandonné, comme l'a confirmé James Gunn, une partie de son traitement ayant été réutilisée dans The Penguin.

Quel comic lire en priorité si l'on n'a le temps que d'un seul ?

The Long Halloween, sans hésiter : c'est le récit qui raconte la transformation de Harvey Dent en Double-Face et qui donne à Gilda Dent un rôle majeur — un personnage que, selon la presse spécialisée et sans officialisation à ce jour, Scarlett Johansson incarnerait dans Part II. Year One reste le meilleur choix pour comprendre le ton de cette continuité, et Ego le plus court des trois. Ceux qui préfèrent offrir cette préparation trouveront de quoi faire dans notre sélection de cadeaux Batman.

Faut-il connaître Harvey Dent avant d'aller voir Part II ?

C'est la seule révision de personnage vraiment utile, puisque Sebastian Stan a confirmé lui-même qu'il incarnerait Harvey Dent, futur Double-Face. Comme le personnage n'apparaît pas dans le film de 2022, la révision passe ici par les comics : The Long Halloween suffit à en comprendre toute la trajectoire. Pour le reste du casting, mieux vaut rester mesuré, les rôles annoncés dans la presse n'étant pas tous officialisés — le détail à jour figure dans notre dossier complet sur Part II, lié en introduction.

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